Panier Escadrille Paris

INSPIRATION ITALIE

Direction l’Italie : ville ou île, cyprès ou amandier, cappuccino ou spirtz, on ne choisit pas, on prend tout ! Italia, amore mio…

Qu’est-ce qui n’a pas déjà été écrit, peint, photographié, gouté, visité de l’Italie ? Rien sans doute ! Et pourtant, lorsque l’on y retourne est-ce que ce n’est pas toujours comme la première fois ? Elle nous charme, elle nous émeut, elle nous fait rire, elle nous fait chanter, incroyable pays qui se décline en infinies variations, du nord au sud et d’est en ouest. Elle est si riche de paysages, d’expériences, de villes sublimes, de gastronomie inoubliable que cela nous en donne presque le tournis !

Pendant le mois de juin nous vous avons parlé d’Italie, des choses que nous aimons, des lieux qui nous inspirent, pour partager avec vous cette dolce vita qui n’est pas juste un slogan d’office de tourisme mais bien une manière d’habiter le monde avec panache. Des articles complets à retrouver dans la section Journal de notre site, et dans celui-ci, quelques cartes postales charmantes qui nous évoquent l’Italie.

SUR L’ÎLE DE PONZA

C’est un confetti posé dans la mer Tyrrhénienne au large des côtes à mi-chemin entre Rome et Naples, la plus grande des îles de l’archipel des Pontines. On y accède par des trains locaux aux horaires irréguliers, puis un bateau rapide qui nous dépose dans son adorable port en 1/2 cercle, qui accueille le matin tôt les pêcheurs de retour et le soir la passeggiata des familles italiennes. Ce n’est pas la plus connue des îles italiennes, loin de là, d’ailleurs on n’y croise pas vraiment de touristes, plutôt des romains qui cherchent à fuir la chaleur de la ville.

L’été il y règne une nonchalance décontractée, d’habitudes, de rites, de criques dans lesquelles on se baigne et de rochers sur lesquels on étend sa serviette, de balades en petits bateaux, pour un cabotage tout en lenteur, on jette l’ancre quelque part et on pique une tête.

Les heures s’égrènent différemment, on ne fait pas chose, on absorbe tout ce soleil, ce sel qui colle à la peau, les éclats de rire des enfants. L’après-midi tout devient calme, la sieste cueille les habitués dans les belles maisons au-dessus du port, avec leurs vues cinématographiques. Quand la soirée arrive on déambule en grappes humaines, apprêté, vers le bout du port, et ses terrasses desquelles on refait le monde. Une vie d’été à l’italienne, transgénérationnelle, vibrante.

Savoir sortir des sentiers battus est la vraie récompense du voyage, s’immiscer dans ces tranches de vies, même si on n’est pas d’ici. Sur l’île de Ponza on vit le charme de l’Italie dans tout ce qu’il a de plus englobant et d’une enivrante beauté (il suffit de poser son regard sur la sauvage et interdite Chiaia di Luna pour comprendre). Évidemment on rêve de séjourner dans l’une des maisons des soeurs Fendi, merveilleusement élégantes, mais à défaut une petite “pensione” sur les hauteurs dans le lacis des ruelles étroites fera très bien l’affaire.

CAFFÈ E CORNETTO

Et Italie l’un des plaisirs immuables c’est celui de la “colazione al bar”, le café que l’on prend le matin à l’extérieur de chez soi. Et comme toutes traditions un peu sérieuses un certain nombre de codes permettent de savoir de quelle tribu vous faites partie : les touristes lambda ou ceux qui savent, et être italien n’a rien à voir avec le sujet ! La première virée dans le bar (car ici on parle de bars et non pas de cafés) du coin de la rue, que l’on soit en pleine ville ou dans un petit village de campagne et c’est toute l’émotion de l’Italie qui arrive d’un coup.

Il y a les bars de quartier, affaires familiales qui se transmettent bien souvent de génération en génération, et les cafés historiques que l’on trouve dans toutes les grandes villes, monuments d’une culture du beau et du bon. Et toujours ce style légèrement désuet que l’on adore.

Choisir un bar, donc, s’y rendre le matin, assez tôt, s’installer “al banco”, c’est à dire debout au comptoir, saluer le barista, passer sa commande (en passant peut-être d’abord par la caisse), immuable d’un jour à l’autre. Avec un peu de chance si vous venez tous les matins dans le même bar d’ici quelques jours vous serez reconnu.e et vous n’aurez même plus besoin de préciser votre commande. Choisir son café, le choix est cornélien (et surtout, surtout, pas de cappuccino après 11h, sacrilège suprême!). Écouter le son du percolateur lorsque la vapeur s’en échappe, se laisser porter par la ferveur des discussions, s’immiscer dans l’une d’elles si le coeur nous en dit, se laisser tenter par un croisant, que l’on nommera différemment selon les régions “cornetto” si vous êtes à Rome, “brioche” si vous êtes à Milan (attention à bien le prononcer, il y a un piège! “brio-ké”!), “vuoto” (vide) ou rempli de crème, de miel ou de confiture. On ne s’attarde pas, on avale son café et son cornetto rapidement, de toute façon on reviendra plusieurs fois dans la journée. Grazie mille! Et voilà, vous êtes italien 🇮🇹

TRAIN DE NUIT POUR L’ITALIE

Quand tout va trop vite, quand il manque des éclats de rire à notre quotidien, il y a toujours l’Italie. Sur un coup de tête et en un rien de temps on peut se retrouver de l’autre côté des Alpes pour vivre la dolce vita. Mais cette rapidité d’exécution manque un peu de panache, et nous rêvons d’arrivées en train au petit matin, encore tout ensommeillés, quand derrière le brouillard à Santa-Lucia c’est tout Venise qui d’un seul coup apparait, ou Milan, ou Rome, ou Florence, ou Naples.

Apprivoiser les distances et le temps qui passe plus lentement, se rapprocher du but par petites touches, voir le paysage changer, traverser des villes et soulever les stores du train, la nuit, pour lire les noms sur les panneaux, ne pas se tromper dans les correspondances, pour enfin arriver à destination. L’Italie rentre en nous doucement et distille sa petite musique.

Et imaginer vivre l’expérience du plus mythique de tous les trains, le Venice-Simplon Orient-Express, imaginé par un constructeur un peu fantasque qui profita de l’ouverture des tunnels entre l’Italie et la France, celui du Simplon notamment, pour rapprocher tout en élégance les grandes villes d’Europe. Tenue de soirée obligatoire, coupe de champagne en main, difficile d’imaginer ambiance plus glamour et intemporelle pour arriver avec style à Venise, Rome ou Florence !

Et même si ce n’est pas avec le Venice-Simplon Orient-Express, n’importe quel train, de nuit ou non, filant vers l’Italie suffira à faire notre bonheur.

LATTE DI MANDORLA DE SICILE.

En Sicile, au printemps, le paysage déploie des champs couverts de petites fleurs roses, légères et éphémères. On peut facilement les confondre avec des fleurs de cerisier, dont elles ont la pâleur délicate et fragile, s’envolant dans un souffle d’air. Ce sont des fleurs d’amandiers, qui donneront donc des amandes, dont on fait des dragées bien connues des gourmands avec la plus célèbre d’entre elles, l’avola .

Mais ce que nous adorons particulièrement c’est en Sicile boire un latte di mandorla, un lait d’amande, préparé minute. C’est onctueux, sucré, régressif, incroyablement riche, avec ce goût inimitable de l’amande. Et bonne nouvelle, le réaliser n’est pas compliqué !

La Recette pour 1 litre de Latte di Mandorla :

200gr d’amandes émondées de bonne qualité + 1 litre d’eau + 50gr de sucre ou de miel

La veille, mettre à tremper les amandes dans un récipient rempli d’eau

Rincer les amandes puis les mettre dans un mixeur avec le sucre ou le miel et commencer à les broyer en ajoutant petit à petit 1 litre d’eau fraiche.

Bien mélanger la préparation puis la passer dans un textile adapté en la pressant fortement pour récupérer le plus de lait possible. La pâte d’amande restant dans le tissu peut être utilisée pour une autre recette. Le lait se conserve 4 jours au frigo.