ESCAPADE BOHÈME : LES GOUDES ET MALMOUSQUE, MARSEILLE.
Il y a quelques semaines l’équipe Escadrille est partie photographier la nouvelle collection à Marseille. Qui a dit qu’il fallait partir loin pour vivre une sublime escapade bohème ? Nous connaissions si mal Marseille, elle a été exceptionnelle !


LES GOUDES
Aux Goudes nous avons eu l’impression d’être dans un ailleurs loin de tout alors que la ville est si proche.
Un petit port de pêche avec ses barques en bois usé qui rappellent qu’ici c’était un repaire de contrebandiers et de pêcheurs, une histoire marine dans le plus beau des décors: Méditerranée d’un côté, calanques de roches claires de l’autre, cabanons aux façades délavées au milieu.
Nous avons arpenté les Goudes au rythme du soleil : à son lever lorsque la mer commence à scintiller, au cœur de la journée sous sa morsure qui sature toutes les couleurs (alors que nous n’étions qu’en avril !) et à son coucher lorsque tout devient doré.
Tout au bout des Goudes, lorsqu’il n’y a plus rien, il y avait encore un trésor que l’on atteint par un chemin escarpé, superbe, qui surplombe la mer translucide : le Cap Croisette, minuscule anse loin, bien loin de toute agitation urbaine.


MALMOUSQUE
C’est la mer dans la ville, ou la ville dans la mer, les frontières ont été abolies pour laisser place à un style de vie unique et spectaculaire. Un moment on est sur un boulevard de grands immeubles et de trafic infernal, et au détour de quelques escaliers on se retrouve dans un dédale de petites rues étroites en pente, dans un village, un décor de cinéma, avec des villas d’où dégoulinent les bougainvilliers, des volets à demi-fermés, une langueur méditerranéenne.
Au bout il y a une minuscule anse et un port avec quelques bateaux, un chemin que l’on suit sur lequel il est bien difficile de se croiser, mer à gauche et hauts rochers à droite, et au bout, là où le champ de vision s’élargit, on pose sa serviette au petit bonheur la chance.
En toutes saisons on pique une tête dans une mer translucide et on nage, mais seulement si le coeur nous en dit, jusqu’au Vallon des Auffes, pur hédonisme avec Marseille en toile de fond, la côte bien nette, le petit point jaune et blanc qui grandit du ferry pour la Corse, quelques voiliers, et des enfants qui rient.
Juste au dessus des rochers, comme accrochées en équilibre sur la mer, quelques cabanons aux couleurs pastels (dont certains peuvent se louer) complètent l’impression d’un ailleurs un peu irréel.


