Panier Escadrille Paris

Chaque année, nous travaillons avec des influenceuses, ambassadrices de notre marque. En 2018 nous avons eu la chance de découvrir Anaïk Lefebvre, créatrice de vêtements pour femme en série limitée sur le compte Instagram @une sourisdansmondressing. C’était pour nous le tout début de notre aventure Escadrille et Anaïk nous a fait confiance. Elle a l’oeil pour dénicher les tendances et les nouveaux créateurs et nous avons eu la chance de faire partie de sa sélection.

Nous sommes en 2021 et nous continuons avec joie notre partenariat. Chez Escadrille, on aime ses looks, son humour et surtout son authenticité. Alors nous avons décider d’aller un plus loin en lui posant quelques questions sur son parcours, sa vie d’influenceuse et de créatrice.

Découvrez l’interview ci-dessous !

Depuis combien de temps est-ce que tu es sur les réseaux ?

Presque 9 ans, en 2012 poussée par une amie qui trouvait que mon blog n’était plus un support de communication suffisant, je devais me renouveler.

Comment est-ce que ton aventure a commencé ? ton blog, le développement de ton site etc…

J’ai crée mon blog en 2009, poussée par une autre amie qui trouvait dommage que je bricole dans mon coin. A cette époque en congé parental, je souffrais un peu d’isolement et j’avais besoin d’une forme de reconnaissance sociale, ça tombait à pic. A travers ce blog, j’ai réalisé que j’adorais écrire !

Motivée par des retours positifs sur les créations que je présentais, mon e-shop a vu le jour l’année suivante, c’était un tout petit truc au début, je préférais y aller tranquillement par étapes, ce plongeon dans l’inconnu me faisait terriblement peur.

A quel moment tu as basculé sur Instagram ? 

Les quelques années qui ont suivi ma présence sur Instagram, je continuais de poster des articles plus « consistants » sur mon blog mais peu à peu, j’en avais moins envie, Instagram était alors un outil plus intuitif et plus convivial, je préférais la proximité qu’il offrait par rapport au blog et je le trouvais alors moins chronophage, ça n’a pas duré.

Est-ce que tu as des conseils à nous donner sur les réseaux sociaux ? 

Prendre son temps, ne pas vouloir aller trop vite, rester sincère et authentique tout en essayant de se préserver, un dosage parfois difficile à trouver.

Est-ce qu’Instagram ne prend pas trop de temps sur ton activité de couture et de création ? 

Instagram est un outil excessivement chronophage, je cherche justement des solutions pour mieux rationaliser le temps que j’y consacre afin d’accorder plus d’espace à la création, mais aussi à ma famille qui ne vit pas toujours très bien mon indisponibilité à leur égard.

J’adore partager, écrire et échanger et j’ai la chance d’avoir une communauté hyper sympa et bienveillante qui m’apporte humainement beaucoup, malheureusement cela prend trop de place dans ma vie quotidienne. Je dois apprendre à me fixer des limites.

Est-ce que tu es seule à tout gérer ? 

Je gère l’ensemble de mon activité seule : du sourcing des tissus au patronage en passant par la réalisation de plusieurs prototypes jusqu’à la commercialisation des modèles, sans oublier la logistique (préparation et envoi des commandes) puis la gestion des échanges et retours, la mise à jour de mon site marchand (création des fiches produits, rédaction d’articles pour présenter les nouveautés), la comptabilité et bien sûr toute la partie communication (newsletters, posts Instagram, la plupart des photos…)

Je sous-traite uniquement la confection en petites séries et depuis peu je travaille en collaboration avec la modéliste de l’atelier, elle m’aide sur le patronage à partir de mes idées.

Finalement tu as réussi à allier deux passions : couture et communication ? 

Avant de me lancer, je pensais que ces deux univers n’étaient pas faits pour se rejoindre. Je voyais la couture uniquement comme un loisir et absolument pas comme une possible aventure pro !

Quel est ton rapport avec la mode ? 

Mon rapport avec la mode est en train de changer, je vois bien que ma consommation de fast-fashion a considérablement diminué. Je reste curieuse des tendances mais ne m’y précipite plus tête baissée sans me demander d’abord si elle me plait réellement.

Est-ce quelque chose que tu aimes depuis toujours ? 

Avant d’ouvrir mon blog, je ne m’intéressais pas beaucoup à la mode, le nez dans le guidon avec 3 enfants en bas âge et des travaux interminables dans notre maison, la mode n’était pas franchement une priorité, entre l’achat d’un pull ou d’un pot des peinture, le choix était vite fait.

Quelle est la pièce phare de ton dressing ? 

Un beau blazer, à vrai dire j’en ai quelques uns, pas forcément des pièces très onéreuses, j’essaie de faire attention à la matière et je privilégie les unis pour les porter facilement avec tout ; Quand j’enfile un blazer, je me sens plus forte, c’est mon armure !

Comment est-ce que tu sélectionnes les marques pour lesquelles tu travailles ?

D’abord il faut que j’aie une réelle affinité avec les produits, qu’ils me correspondent en quelque sorte. Ils doivent aussi être en cohérence avec ce que je partage sur les réseaux sociaux, ma communauté doit sentir que mon choix est sincère.

Ensuite, j’ai besoin d’un rapport de confiance mutuel avec la marque et si possible un contact direct avec le créateur ou la créatrice.

Enfin, je tiens à garder le ton qui m’est propre et mon libre-arbitre pour parler d’une marque ou d’un produit.

Si je reçois des consignes strictes avec toutes sortes de tags et hashtags à ajouter, ça ne marche pas.

Mode et écologie : quand penses-tu ? as-tu un petit conseil ? 

Je fais partie de la génération qui a connu l’industrialisation, l’écologie n’est pas innée pour moi, mes enfants m’y sensibilisent beaucoup, j’apprends à leur contact. Faustine, 18 ans, ne manque pas de me rappeler à l’ordre si elle me voit tentée par la fast-fashion par exemple.

Malgré tout, je pense qu’il ne faut pas être trop radical dans ses choix, personne n’est irréprochable et chaque petit pas compte

Ton équilibre de vie : vie de famille, vie professionnelle ?

Compliqué ! Mon bureau étant chez moi (un petit bâtiment dans le jardin), j’ai vite fait d’y retourner tard le soir ou le week-end et bien souvent je réponds à des questions sur Instagram 7j/7. Mais j’ai quand même une petite fierté : depuis quelques mois, je coupe mon téléphone à 21 h, folie !

Pourrais-tu nous dire un petit mot sur Escadrille ?

Escadrille, c’est une belle aventure à taille  humaine donc évidemment j’y suis sensible. J’aime également nouer des liens et les renforcer au fil du temps avec sa créatrice. Et bien sûr les produits, complémentaires des miens, une blouse ou une robe sans une jolie paire de sandales, impossible ! Ayant des pieds capricieux, le confort a aussi toute son importance. Escadrille allie les 2, des jolis modèles dans l’air du temps (que je garde d’une année sur l’autre) et confortables.

Et pour finir  as-tu un « Mantra » qui te suit ou une conviction qui te définit ?

Ne jamais rester sur un échec, on apprend toujours de ses erreurs (même si ça fait bien mal sur le coup)

Merci beaucoup Anaik pour cette interview !